Appellation: Juliénas Date de création : 11 mars 1938 Cépage : Gamay noir à jus blanc Taille : courte en Gobelet laissant 3 à 5 cornes sur chaque cep et un maximum de 10 yeux (bourgeons) Superficie: 600 ha Sol : à l'ouest des terrains granitiques maigres et arides, infiltrés de veines de manganèse et de porphyres ; à l'est, des formations de l'ère secondaire, alluvions anciennes, sols plus profonds et plus argileux Densité Plantation : 8000 à 10 000 pieds/hectare Rendement : 56 hl/ha Production: 33 500 hl Altitude : 330 m
Juliénas, certains auteurs lui prêtent une origine romaine, mais qui de Jules César ou de Flavius Claudius Julianus, dit Julien lapostolat (IVe siècle de notre ère) a donné son nom à ce village ? Le mystère demeure… Quoi qu'il en soit, il faut attendre le Moyen-Age pour le voir apparaître dans les textes officiels : « Juillenay ou Juillenas », centre de juridiction. On peut trouver dans ce village de magnifiques sites tels que, "La Maison de la Dîme" (16ème siècle) et le Caveau appelé "Cellier de la Vieille Eglise", installé dans l'ancienne église (fin 15ème). Avec, à son actif historique, deux « ambassadeurs » hauts en couleurs dont on se raconte encore les frasques, dans les caves de Juliénas : Toto Dubois et Victor Peyret. Avant de venir cultiver sa vigne, le premier était journaliste au « Salut Public », à Lyon, et lié au directeur du Canard Enchaîné, Maurice Maréchal. Le second dirigeait, au Château des Capitans, une petite affaire de négoce en vins et fréquentait le dessinateur Henri Monnier qui l'introduisit auprès des chansonniers de Montmartre. Bénéficiant de ces amitiés parisiennes – qui n'hésitaient pas à venir s'encanailler dans le vignoble -, Juliénas s'arrogea vite le titre de « cru des journalistes », les articles pleins de sève publiés, à l'époque, par le Canard Enchaîné y contribuant pleinement. Il existe bien-sûr une variabilité dans la nature des terroirs de JULIENAS, mais on retiendra l'existence de deux principaux types de sols : sols à dominante argileuse, sols à dominante sableuse. On rencontre des types de sol intermédiaires dans les lieux-dits aux noms charmeurs : Les Capitans, La Bottière, Les Mouilles, Les Fouillouses, Les Bucherats, Les Vayolettes. Le JULIENAS, issu de ces « climats » donnent un vin bien charpenté et riche en couleur. Il réussit à associer une structure solide à un fruité et des arômes développés.
Température fermentation : 28-32°C Macération : 8-12 jours Fermentation Malolactique : 100% Elevage en fût : Non
La robe du Juliénas est d'un rubis de belle intensité. Le bouquet est floral (iris, pivoine) et fruité (framboise, fraise et pêche). En bouche, ce Juliénas est très goûteux sur un beau fruit et une excellente fraîcheur. C'est un vin construit, savoureux et harmonieux. Accord mets et vin : assortiment de terrines, cailles aux raisins, œufs en meurette, magret grillé Température de service : 13-14°C. Potentiel vieillissement : 2 ans.