A Fleur DE VINS
2009 : le millésime du soleil
Chaque jour nous dégustons quelques 200 échantillons de Beaujolais et Beaujolais Villages 2009. Compte tenu de la corpulence des vins, de leur structure, la tâche n’est pas facile pour trouver les meilleurs parmi les très bons.
Vendanges 2009 en Beaujolais
Elles se déroulent sous un temps idéal, avec des vendangeurs actifs et joyeux, les grappes de raisin sont petites, gorgées de soleil, d’une belle couleur noire violacée avec une richesse en sucre exceptionnelle. Les baies sont épaisses et les pépins d’une belle couleur ambrée, signe d’une maturité phénolique parfaite.
2009 peut-être le meilleur des 9 ?
Un proverbe dit : « Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ». Attendons le début des vendanges, fixé pour les Beaujolais et Beaujolais Villages au 27 août, pour avoir une vision plus judicieuse de ce millésime 2009 qui sera vraisemblablement en qualité au-dessus de 2003 et de 2005.





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Actualité
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Quatre crus du Beaujolais exceptionnels pour votre été
Panacher : orner de couleurs diverses, composer d’éléments divers ». La définition du Larousse, comme souvent, est un rien restrictive. Et celle de « panachage » ne vaut guère mieux car elle n’applique le mot qu’aux listes électorales. Nous allons donc nous passer du dictionnaire puisque cette courte chronique veut évoquer un tout autre panachage, infiniment plus sympathique. Il concerne des vins parmi les tout meilleurs de sa cave que la maison Dubœuf a eu l’idée de vous proposer au seuil de l’été. Vous offrir quatre crus du Beaujolais, issus de trois millésimes, dans un même carton de douze bouteilles : telle a été sa belle idée. Leur point commun ? Ils sont tous quatre exceptionnels.

Jugez plutôt :

RÉGNIÉ 2008, médaille d'or au Concours Agricole de Paris 2009

JULIÉNAS 2007 Château des Capitans (un des phares de l'appellation)

MORGON 2009 sélection Georges Duboeuf

CÔTE DE BROUILLY 2009 sélection Georges Duboeuf

Quand on connaît la sûreté des jugements et les exigences de qualité de mon ami Georges, cette précision suffit ! Il m'a demandé de les goûter et d'essayer d'imaginer leurs entrées en scène au cours de jolis déjeuners ou dîners d'été. Il y a près de cinquante ans que j'aime me livrer à cette si agréable recherche mais comme deux jugements valent toujours mieux qu'un, j'ai invité ma fille Hélène, aussi gourmande que son père et qui s'est déjà fait - comme le temps passe vite ! - une solide réputation dans le journalisme du vin, à tester avec moi ces quatre si jolis flacons. Ce qui suit n'est que la retranscription à peu près fidèle, et dans notre ordre de dégustation, pas dans celui d'une hiérarchie des plaisirs, de nos enthousiasmes et de nos idées de mariage entre ces vins et les mets qu'ils nous suggéraient.

La robe brillante et intense du RÉGNIÉ, aux arômes de petits fruits noirs avec une touche de pêche de vigne, son attaque franche et harmonieuse en bouche, ronde et de bonne persistance, évoquent tout d'abord la joie. Celle de se retrouver entre vrais amis chez l'un d'eux, sous une tonnelle, sans cravate mais en fuyant aussi le débraillé. Ce serait l'un de ces soirs où le soleil se couche très tard, où la légère fraîcheur des promesses de la nuit qui vient reposerait des chaleurs du jour : la maîtresse de maison aurait préparé une de ces terrines dont tout le monde lui demande le secret et la recette ; le vin ferait à cette entrée bon enfant des sourires un rien canaille mais dans la limite des convenances. Puis viendrait un canard aux cerises : le sourire du Régnié serait toujours là mais il se ferait encore plus enjôleur, il afficherait sa joie d'épouser pour le meilleur (en aucun cas pour le pire !) cette accorte volaille. Suivraient les garçons d'honneur de ces heureuses épousailles : des fromages de chèvre à divers degrés d'affinage, et la demoiselle d'honneur, qui ne serait certes pas tarte, mais tarte tout de même puisqu'aux pêches, qui feraient chanter la note pêche de vigne du vin. Puis on plaisanterait, on chanterait peut-être, jusque tard dans la nuit enfin venue, en finissant lentement et raisonnablement les bouteilles...

Avec le JULIÉNAS, l'amitié serait toujours là, tout aussi profonde et réelle mais peut-être un petit peu moins débridée. Sa robe grenat, ses arômes de violette un peu réglissés, sa bouche opulente, exigeraient moins la douceur d'une nuit de juin. On serait rentrés à la maison, on aurait tendu une...


 
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