« Georges Duboeuf a su innover, prendre des risques, lancer des modes, conquérir de nouveaux publics, inventer des formes modernes de communication, créer et diffuser des best-sellers. Qu’est-ce que le Beaujolais Nouveau, sinon le best-seller mondial, le plus critiqué de tous les best-sellers, et c’est normal puisque chaque année c’est le plus attendu, le plus populaire, le plus bu… » Bernard Pivot | Extrait du livre Les vins Georges Dubœuf 30 ans
Georges Dubœuf : sa passion, son métier
C'est en 1964 que fut créée la société "Les vins Georges Dubœuf", une date historique qui marque le commencement d'une activité de négoce en vins.
La vocation première de Georges Dubœuf est de vous proposer des vins sains, équilibrés, authentiques, typiques et personnalisés. Mais pour réussir dans cette démarche, la première tâche consiste durant plus de deux mois, après la récolte, à sélectionner et acheter les meilleures cuvées. Et la réussite d'un grand vin dépend de nombreux critères : de l'âge de la vigne, de son exposition, de la cueillette en temps opportun et de la manière de vinifier...
Ainsi, pour proposer le meilleur à ses clients, Georges Dubœuf va déguster sans complaisance des centaines de cuvées pour n'en retenir que 2 ou 3. Une sélection rigoureuse et intraitable, voilà la noble fonction de négociant et l'éthique de la Maison Georges Dubœuf.

Beaujolais Nouveau et Georges Dubœuf, des destins croisés...
Le beaujolais Nouveau en quelques dates :
1937 : L'appellation « Beaujolais » voit le jour le 12 septembre de cette année.
1950 : L'appellation « Beaujolais-Villages » est reconnue le 21 avril.
1951 : Les débuts du « Beaujolais Nouveau »
L'année 1951 restera inscrite dans les annales de la viticulture française. Par une note du 13 novembre 1951, l'administration réglemente la possibilité de commercialiser certains vins A.O.C. (Appellation d'Origine Contrôlée) avant la date de déblocage général des vins au 15 décembre. Nous assistons cette année là aux premiers pas du Beaujolais Nouveau...
1970 : Une sortie nationale pour le Beaujolais Nouveau, qui était jusque là surtout consommé sur les tables et les comptoirs lyonnais, il devient un phénomène national et un évènement annuel incontournable en France. Cinq ans plus tard, Le Beaujolais Nouveau est arrivé, roman populaire de René Fallet, connaît un grand succès médiatique, amplifié par Bernard Pivot, Pierre Bonte et Stéphane Collaro.
1985 : L'avènement du Beaujolais Nouveau à l'étranger, grâce au déblocage de la date de lancement, qui est fixée au troisième jeudi de novembre. L'énergie des professionnels, déjà mobilisés depuis de nombreuses années, ne faiblit pas. Ils participent ainsi, dans les années 80, à l'entrée du Beaujolais Nouveau dans les pays européens, en Amérique du Nord, en Australie puis au Japon.
1990 : Un véritable succès mondial dans la continuité de son développement à l'étranger, opéré dans le années 80, le Beaujolais Nouveau conquiert les pays asiatiques dans les années 90.

Les débuts du Beaujolais Nouveau furent pourtant timides : seulement 1 000 hectolitres en 1960 ! Le concept laissait d'ailleurs sceptiques certains négociants. Georges Dubœuf, quant à lui, va participer à son succès et le Beaujolais Primeur s'ancra, au fur et à mesure, dans les habitudes au cours de la décennie suivante.
Pour réussir ce succès, le Beaujolais Nouveau a pu compter sur le soutien d'une pléiade de producteurs, de journalistes, d'hommes de lettres, de gens du spectacle, de publicitaires et de politiques. Un savoir-faire et un faire-savoir qui ont permis à ce vin sans antériorité de se faire un nom en prenant le contre-pied de ses prestigieux concurrents.
Le Beaujolais Nouveau est arrivé...
Un Beaujolais pas comme les autres... Savez-vous comment est vinifié un Beaujolais Nouveau ? Car sous sa gourmandise se cache bien des mystères. Selon Georges Dubœuf, il est très difficile de réussir un bon primeur. Découvrons cette vinification des plus particulières.
Un fois la vendange rentrée, le vigneron ne dispose que de quatre jours de vinification décisifs où chaque heure peut modifier le caractère du vin. Dans ce court laps de temps, il doit déclencher la fermentation tout en surveillant ses cuves afin qu'elles ne grimpent pas en température ; ainsi la couleur apparaîtra et le sucre se transformera en alcool. Puis, il devra descendre le vin à basse température et assembler les jus de tire et les jus de presse.

Dans la malle à souvenir
Une rétrospective du lancement du Beaujolais Nouveau en 1984 chez Georges Dubœuf.
La veille et l'avant-veille déjà, grâce à des dérogations exceptionnelles, quelques cent cinquante camions avaient quitté les chais de Georges Dubœuf par les ports de Calais et de Dunkerque, les frontières de Belgique, d'Espagne... Ils attendaient, comme au 24h du Mans, le signal du départ, c'est-à-dire l'heure fatidique du lancement du Beaujolais Nouveau. Il était 0 heure et 1 minute, nous étions le 15 Novembre 1984.
Par une autre dérogation des pouvoirs publics, 15 Boeings 747 Cargo, les soutes remplies de caisses de Beaujolais Nouveau, avaient décollé quelques heures plus tôt des aéroports de Lyon et de Paris. Il fallait que les amateurs de Tokyo, Hong-Kong, Los Angeles, Chicago, New-York... puissent déguster le Beaujolais Nouveau avant midi.
Pendant ce temps, chez Georges Dubœuf ce fut une fête extraordinaire. Entraînés par une fanfare de Villié Morgon et l'accordéon de Louis Ledrich, les invités purent fêter dignement le départ du Beaujolais Nouveau. Pour restaurer les 350 convives, les chefs Paul Bocuse et Jean Ducloux furent en charge du repas. Et pour ce millésime 1984, Sacha Distel et Jean Castel en étaient les parrains.
De nombreuses personnalités étaient présentes pour cette belle occasion. Dans la foule, nous pouvions rencontrer Danielle Evenou, Eddie Barclay, Georges Blanc ou encore Jean-Pierre Beltoise...
Millésime 1984, dégustation de Monsieur Georges Duboeuf « Regardez comme il a une belle couleur rubis cette année ! Humez-le ! Ne sentez vous pas monter un parfum de cassis, de violette, de pêche, de framboise et de banane ? Goûtez-le maintenant et dites-moi, s'il n'est pas généreux, puissant et beau. On a de la chance, cette année ! »
Et ce millésime 2011, comment le trouvez-vous ? Afin de pouvoir répondre à cette question, nous vous proposons de le déguster à partir du 17 Novembre. Ainsi pour vous permettre de profiter du meilleur du Beaujolais Nouveau, nous vous avons réservé une belle offre.
Une réussite nationale, mais surtout internationale
Véritable fer de lance à l'export, le Beaujolais Nouveau est exporté dans pas moins de 110 pays. Nous pouvons noter que près de la moitié des 4 millions de bouteilles vendues à l'étranger le sont en Asie et particulièrement au Japon. Les États-Unis (2,3 millions de bouteilles), l'Allemagne (1,3 millions) et les Pays Bas sont également de grands amateurs de Beaujolais Nouveau. Un succès qui se valorise par un prix plus élevé car hors de nos frontières, ce vin est considéré comme un produit de luxe.
Chez Georges Dubœuf, 65% de la production part à travers le monde, avec chaque année de nouvelles destinations. En 2011, les vins sont vendus pour la première fois en Serbie et en Israël. Nous pouvons considérer ce Nouveau comme l'ambassadeur du vignoble du Beaujolais. Les opérations commerciales autour du Beaujolais Nouveau sont une excellente façon de promouvoir les dix crus du territoire. Passé l'intense travail de l'automne, jusqu'au jour J du troisième jeudi de novembre, les vignerons continuent d'élever les autres cuvées. Ces vins sont plus charpentés et structurés avec une durée de vinification plus longue et un élevage qui durera jusqu'au printemps.
Pour boire le Beaujolais Nouveau en toute convivialité, servez-le frais entre 10 et 11 °C. Vous pouvez laisser libre cours à votre créativité, mais sachez qu'il s'appréciera dès l'apéritif, sur une salade de gésiers confits, un tartare de bœuf, de belles charcuteries artisanales ou encore un fromage de chèvre frais.