A Fleur DE VINS
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Les vins de la vallée du Rhône
Les Côtes du Rhône regroupent deux zones très différentes, tant par l’influence climatique que par les terroirs, les cépages, et par conséquent les types de vins. Le vignoble de la Vallée du Rhône s’étale le long du Rhône, de Vienne à Avignon.
LE MOT DE GEORGES DUBŒUF
Les nouvelles de Romanèche-Thorins
Depuis le 15 mars jusqu’à la fin du mois de juin, nous avons eu une météo très clémente, sèche et surtout très ensoleillée. Nous sommes passés sans transition de l’hiver à l’été. Le stade début de floraison a été atteint particulièrement tôt (20 jours d’avance sur 2010, 7 jours d’avance sur 2003). Après un mois de juillet morose et pluvieux, nous avons retrouvé un été très chaleureux. Nous avons depuis dix jours des températures moyennes très élevées entre 32 et 35 °C. Hier après-midi, sous le feuillage des vignes, nous étions à l’ombre, à 38 °C. La canicule a apporté un complément de maturité important et prometteur pour la qualité. Cela est de bon augure pour les vendanges qui approchent : le ban a été déclaré au 24 août 2011.
Fin des Vendanges 2011 en Beaujolais
Commencées le 22 août sur les secteurs précoces, les vendanges 2011 se sont terminées le 15 septembre dans les zones tardives. Elles se sont déroulées dans des conditions climatiques idéales. Chose rare dans notre vie professionnelle, nous avons fait sur 12 mois deux récoltes, puisque l’an dernier les vendanges avaient commencé le 13 septembre.
UN CHEF, UNE RECETTE
Côté Berthelot
Le Borgeot nouveau est arrivé ! Lyon 7e
JEAN-JACQUES BILLON

Soixante ans, ou presque, que la famille Borgeot a hissé pavillon au cœur de la Presqu'île lyonnaise où La Tassée, ancrée depuis 1951 rue de la Charité, vit depuis quelques mois une nouvelle jeunesse ; avec en cuisine Romain Borgeot -fils de Jean-Paul et petit-fils de Roger. Assuré de voir ainsi le bon cap maintenu, Jean-Paul Borgeot s'est lancé dans une nouvelle aventure avec l'ouverture de « Côté Berthelot », dans le 7è arrondissement.

Cinquième bâtiment de la flotte familiale - avec « la Cuvée », rue Sala, la brasserie « l'Espace », place Bellecour, « le restaurant de Fourvière », près de la basilique -c'est le premier à s'écarter des routes les plus fréquentées par les habitués lyonnais et les gourmets de passage.Mais en navigateur avisé - il a lui-même fréquenté de glorieux équipages, de chez Jean Vettard aux Trois Dômes, à Lyon, en passant par le Fouquet's à Paris - Jean-Paul Borgeot ne s'est pas embarqué à la légère. Ainsi a-t-il confié l'agencement de « Côté Berthelot » au duo d'architectes-décorateurs formé par Donatella Piana et Philippe Batifoulier, heureux responsables de la métamorphose de « La Tassée ». Ils signent ici une harmonieuse composition où les tonalités orangées donnent le la, tempérées par de larges touches d'anthracite. L'ensemble offre un singulier contraste avec l'environnement proche, mais s'intègre à merveille à la résidence hôtelière « Otelia » qui occupe le reste de l'immeuble. Etablissement dont la clientèle peut ainsi profiter du restaurant.

Là encore Jean-Paul Borgeot n'a rien laissé au hasard en confiant les cuisines à Christophe Thibault, longtemps chef à « l'Espace » puis à « la Tassée ». S'ils lui laissent le soin de tracer sa route gourmande, les Borgeot père et fils n'en ont pas moins fixé quelques repères. Approche moderniste de la cuisine lyonnaise avec cette « crème de lentilles, saucisson frit et salade aux herbes » ou ce « saumon fumé mariné comme du hareng aux pommes de terre Vitelotte et fromage blanc », ou suggestions plus contemporaines comme le « velouté de potimarron crémeux à la sauge », la « salade d'endives, St Jacques à la plancha, émulsion de pomme verte » ou encore le « croustillant d'escargot, beurre d'herbes à l'anis étoilé » - heureuse alliance d'arômes, de textures et de saveurs. Délicieux mélange des genres dès les entrées qui se confirme côté poissons entre «gambas », « pot-au-feu de saumon, bouillon réduit au beurre d'estragon », « risotto crémeux, cromesqui de foie gras » ou encore le « filet de daurade royale en croûte de sésame, crème de petits pois », convaincante palette de goûts et de couleurs.Même bonheur pour les yeux et les papilles que ce « filet de canard, gastrique de fruits des bois, poire au vin, frite de polenta » :généreusement tranché, joliment rosé, tendre à souhait, ce goûteux volatile évoque des saveurs médiévales, doucement acidulées. A recommander au chapitre des viandes, où le choix est difficile avec notamment un « râble de lièvre sauce grand veneur » ou un « duo de quasi et rognon de veau façon grand-mère. » Même hésitation entre classicisme et modernité au moment du dessert ; avec une « tatin de poires aux deux chocolats » ou un « crumble mangues, ananas et crème de citron vert », un « tiramisu aux marrons » ou une « crème brûlée au thé », sans oublier la « soupe de griottes, gaufrettes garnies de mascarpone aux amarenas ».

Autant de suggestions que l'on retrouve dans les deux menus à 25 et 35 euros, tandis qu'à l'heure du déjeuner trois formules autour de l'entrée, du plat et du dessert du jour offrent déjà un bel aperçu des talents du chef. « Côté Berthelot », le Borgeot nouveau est arrivé. Il mérite le détour, d'autant que comme côté , la cave est prodigue en flacons qui ne font certes pas honte à la cuisine. On y reconnaîtra bien sûr quelques références beaujolaises de la maison Duboeuf, parmi d'autres grandes signatures des terroirs d'ici ou d'ailleurs.
 

JEAN-JACQUES BILLON

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